• Magali Tigiffon

Tout est dans la tête

Vous avez déjà dû entendre cette expression. Tout est dans la tête. Ou, quand on veut, on peut.


Deux matchs. Le même jour. Le même adversaire.

29 juin. Luka doit jouer deux fois. Le premier match dans le tournoi de Castelginest. Le deuxième, à Castanet-Tolosan. Deux matchs, mais je me rend compte pendant le premier, en discutant avec les parents de son adversaire, qu’ils vont aussi disputet le deuxième. Deux matchs dans la même journée donc, sur deux tournois, sur deux surfaces différentes, mais le même adversaire. Deux matchs dans lesquels il ne fait aucun doute que le mental a fait toute la différence. Deux matchs complètement différents! On aurait pu croire que Luka avait changé d’adversaire, mais en fait, c’est lui-même qui avait changé.

Deux matchs. Le même adversaire. Deux positions mentales.

Premier match, Luka perd ses moyens, il devient nerveux, ses coups ne rentrent pas, il perd confiance, il perd patience, et il perd le match. Il est éliminé. Ce tournoi s’arrête là pour lui.

Deuxième match, Luka change catégoriquement d’attitude. Il est calme, il respire, il se concentre, ses coups rentrent. On a en face un tout autre joueur, les parents de son adversaire ne le reconnaissent pas… Il gagne, il gagne le lendemain, le surlendemain, il gagne ses 4 matchs et va en finale.


Ce qui a changé? Son attitude!

Il est évident que d’autres choses ont influencé sa victoire, il préfère la deuxième surface, la résine, il est plus athlétique que son adversaire et résiste mieux à la fatigue... Mais la grosse différence, c’est sans nul doute son attitude.




Mon adversaire, c’est moi.

Pendant notre périple en France à parcourir des kilomètres entre nos villes-étapes, je me suis rendue compte que 2h30 de route pouvait me sembler une éternité ou simplement quelques instants. Entre l’Auvergne et le Haut-Lignon, il y a la même distance qu’entre Toulouse et l’Hérault. Et pourtant! Premier trajet, je me sens fatiguée, stressée peut-être. Je ressens surtout que la route est longue. On ne sait pas où on va. C’est l’aventure certes, mais le temps passé à nous aventurer commence à être long. Le trajet de 2h30 me semble durer une éternité.

Deuxième trajet, je suis toujours fatiguée, mais je me réjouis de faire ces derniers kilomètres. Ce seront les derniers de notre aventure, nous allons récupérer nos passeports pour rentrer chez nous. 2h30 qui me semblent passer si rapidement. Aux enfant aussi. Car ils sont contents également.


Ce qui a changé? Mon attitude!

Premier trajet, je n’avais plus envie de m’aventurer, je redoutais de conduire encore…

Deuxième trajet, j’étais motivée à faire ce dernier trajet. J’y allais avec entrain, malgré la fatigue.


Mon adversaire. C’est moi.

Pour beaucoup, c’est mon mental qui compte. Mon attitude. Ma motivation. Ma tête. Mon cœur.


Notre adversaire, c’est nous.

Notre bataille, elle se gagne en avance. Dans notre attitude. Dans notre tête. Dans notre cœur.

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